Maladresse et l’anxiété

Difficultés motrices

La maladresse et l’anxiété chez l’enfant peuvent être liées à une immaturité du système nerveux et à des réflexes primitifs encore actifs, qui s’améliorent souvent grâce à des exercices quotidiens d’intégration.

 

L’maladresse chez l’enfant est très souvent liée à une immaturité du système nerveux.

Elle peut se manifester par des difficultés dans les gestes fins ou les grands mouvements, des problèmes d’équilibre, de coordination dans le temps et l’espace, une tenue du crayon difficile, des difficultés dans les jeux de balle ou dans l’orientation spatiale.

Dans de nombreux cas, certains réflexes primitifs restent actifs — comme le RTSC, le RTAC, le réflexe de Galant ou le réflexe de Moro — ce qui perturbe la maturation du système nerveux et empêche une bonne coordination motrice. C’est pourquoi il est essentiel de réaliser une évaluation des réflexes primitifs, puis de pratiquer quotidiennement des exercices ciblés d’intégration et de stimulation sensorimotrice.

Ces activités soutiennent la maturation du système nerveux, améliorent la coordination et aident peu à peu l’enfant à gagner en aisance et en confiance dans ses mouvements. L’anxiété chez l’enfant peut apparaître sous forme de palpitations, tension musculaire, transpiration, difficultés de concentration ou inquiétude constante. Elle peut être liée au stress, à des expériences difficiles, à des facteurs familiaux ou à un déséquilibre biologique.

Ce que l’on sait moins : des réflexes primitifs non intégrés — comme le Moro, le FPR ou le CTGR — peuvent aussi renforcer l’anxiété. Ils rendent l’enfant plus réactif, plus sensible au stress et parfois dépassé par ses émotions. Quand de nombreux réflexes primitifs restent actifs, ils peuvent à eux seuls provoquer ou intensifier des symptômes anxieux : hypervigilance, sursaut fréquent, difficulté à se calmer, irritabilité ou fatigue émotionnelle.

Après une maladie grave, un accident ou une période très stressante, certains de ces réflexes peuvent même réapparaître. D’où l’importance de dépister ces réflexes et de pratiquer des exercices d’intégration ciblés.

Ces mouvements simples aident le système nerveux à mieux se réguler et peuvent apporter une amélioration notable du bien-être et de la qualité de vie de l’enfant.