Les réflexes archaïques et les réflexes posturaux jouent un rôle essentiel dans le développement moteur précoce. Ils constituent les premières réponses automatiques du bébé, l’aidant à s’adapter à son environnement, à se mouvoir et à construire progressivement son schéma corporel. À mesure que l’enfant grandit, ces réflexes évoluent ou s’intègrent pour laisser place à des mouvements plus volontaires et coordonnés. Leur bonne maturation est donc fondamentale pour soutenir l’équilibre, la posture, la motricité et l’apprentissage futur.
Les réflexes primitifs (qui sont nombreux) jouent un rôle essentiel dans les premières étapes du développement du bébé. Par exemple, le réflexe de succion lui permet de se nourrir efficacement, tandis que le réflexe de préhension favorise le lien et stimule la coordination main-cerveau, ou plus tard, le réflexe « parachute », déjà postural, aide le bébé à se protéger et à développer son équilibre. Ces réponses automatiques soutiennent la croissance motrice, sensorielle et neurologique, et préparent l’enfant aux mouvements volontaires plus complexes.
Lorsque certains réflexes primitifs restent présents après l’âge de 3 ans, cela peut indiquer que le système nerveux n’a pas encore atteint une maturité suffisante. Ces réflexes, qui devraient normalement s’intégrer au cours du développement, continuent alors d’interférer avec les mouvements volontaires, l’équilibre, l’attention ou la coordination.
Le cortex cérébral a besoin de la stimulation générée par les mouvements liés à ces réflexes pour arriver à maturité. Si cette intégration ne se fait pas complètement, l’enfant peut montrer des difficultés motrices, posturales ou d’apprentissage.
Reconnaître ces signes permet d’accompagner l’enfant avec des activités ciblées afin de soutenir la maturation harmonieuse de son système nerveux.
Les exercices doivent être réalisés chaque jour, idéalement sans interruption, afin de soutenir efficacement l’intégration des réflexes. Cependant, en cas de maladie, de fièvre ou de vomissements, il est important de faire une pause et de reprendre seulement lorsque l’enfant est à nouveau en pleine forme.
Il est important de pratiquer les exercices liés aux réflexes chaque jour, car la répétition régulière fournit au cerveau les stimulations nécessaires à la maturation du système nerveux. Les mouvements quotidiens renforcent les connexions neuronales, facilitent l’intégration des réflexes et soutiennent le développement moteur, postural et attentionnel de l’enfant.
En pratiquant régulièrement, jour après jour, l’enfant reçoit un apport sensorimoteur constant, indispensable pour améliorer sa posture, sa coordination, son équilibre et ses capacités d’attention.
La régularité est donc la clé : même de courtes séances quotidiennes peuvent apporter des progrès significatifs et accompagner efficacement le développement global de l’enfant.
Pendant l’intégration des réflexes, il est normal d’observer une “phase de régression”. Cela signifie que certains anciens symptômes peuvent réapparaître ou s’intensifier temporairement. Bien que ces signes puissent être inconfortables, ils indiquent en réalité que le système nerveux est en plein processus de maturation et qu’il réorganise ses connexions.
Ce phénomène est transitoire et fait partie du développement naturel. Il est donc important de poursuivre les exercices, car ils soutiennent ce processus et aident l’enfant à dépasser cette période.
Des recherches menées en Suède en 2010 ont également montré que les symptômes de régression observés durant ce travail reflètent la maturation neurologique en cours et qu’ils sont temporairement présents seulement.
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